Méthode de Singapour

A la fin des années 70, Singapour souffre d’un taux d’alphabétisation très faible. Son premier ministre de l’époque décide de changer de système éducatif, mettant particulièrement l’accent sur les mathématiques.
Le gouvernement de l’époque estime qu’il faut que la politique éducative reste en phase avec l’économie et la société.
Un groupe d’experts de didacticiens en mathématiques a alors été chargé de mettre au point de nouveaux programmes scolaires. Pendant cinq ans, cette équipe étudie tout ce qui fonctionne dans le monde. Ce nouveau programme sera ensuite testé et réajusté pendant quinze ans. Cette méthode est en fait une synthèse  de pratiques didactiques et pédagogiques efficaces, reposant sur les travaux de nombreux chercheurs ou des textes anciens. L’enfant apprend à raisonner en partant du concret. Il apprend en faisant.
En 1995, Singapour arrive premier de l’étude TIMSS qui est une comparaison internationale des systèmes éducatifs en mathématiques.
Le monde entier est intrigué. Peu à peu, plus de 60 pays dont Israël, la Chine, les Etats- Unis,…  vont s’intéresser à cette méthode et l’adopter.
En France, c’est La Librairie des Ecoles qui importe cette méthode et commercialise des manuels en français.
« Si nous enseignons à nos enfants comment réfléchir, comment penser par eux-mêmes, comment être autonomes dans leur apprentissage, alors nous aurons un pays qui apprend ».
En manipulant, les enfants découvrent la joie de comprendre et l’envie d’apprendre.